vendredi 20 novembre 2009

Les modes de transport

Vous avez l’embarras du choix, selon vos moyens, la longueur de votre trajet, si vous êtes pressé. Le temps qu’il fait…

Si vous êtes vraiment riche et voulez le montrer, alors le 4x4 est de rigueur. Vous pouvez aussi vous satisfaire de toute autre voiture. La voiture personnelle se répand, mais il ne va pas falloir que chaque famille ait la sienne, sinon on court à la catastrophe.


Le bus, très bon marché. Tarif selon la distance (et le niveau de confort) du véhicule à Madras. En fait, il y a certainement un critère, qui nous a échappé, puisque pour le même trajet (de notre hôtel à l’ashram), on a payé de 2,50 à 7 roupies. Tarif unique à Pondicherry (3 roupies). Tant que possible, les femmes d’un côté, les hommes de l’autre.


Le taxi, quand vous débarquez de chez vous, que vous êtes un peu paumé et/ou encombré et que vous ne connaissez pas encore la ville et les modes de transport moins chers.


L’auto-rickshaw, comme au-dessus, en moins confortable, mais moins cher.


Le pousse-pousse, pour les plus aventureux. Souvent le seul bien de leur conducteur, qui traverse la ville en pédalant pour transporter de lourdes charges et/ou des personnes.


Si vous n’avez pas encore suffisamment transpiré, vous pouvez vous entasser dans ces boîtes à sardines roulantes.


La moto, le scooter permettent une relative indépendance dans ses déplacements et de se faufiler un peu partout (les chaussées rétrécies sont courantes). Peut être considéré comme du transport en commun car une moto peut accueillir une famille de 4 personnes (dont deux jeunes enfants).


La bicyclette est un mode de transport très répandu, comme le prouvent les alignements devant les écoles, collèges, lieux administratifs,…


Surtout, quelque soit le mode de transport choisi, il vous faut (bien évidemment) être vigilant à tout instant, et ne pas vous laisser impressionner. Au moment de rentrer dans le flot de véhicules, surtout ne pas hésiter, forcer et les autres gèreront. Au carrefour, ne pas oublier de s’annoncer à grand renfort de klaxon, ainsi qu’à tout moment jugé nécessaire (c’est-à-dire en quasi-permanence, sauf interdiction explicite).

Prix du carburant : 45 Rs le litre, soit quelque 66 cents.


Pour les longes distances, le train est le mode de transport le plus adequat. Le reseau ferroviaire indien est tres dense ; le pays est entierement quadrille. Mais il est fortement conseille de reserver 1 mois a l’avance, non pas pour obtenir une remise, mais tout simplement parce qu’en Inde, les trains sont bondes. C’est une experience tres vivante. Tout au long du voyage, des petits vendeurs traversent les wagons pour proposer the, cafe, repas, biscuits, fruits, oreillers gonflables... De jeunes enfants font des demonstrations de contorsonnisme pour aider leurs parents a subvenir aux besoins de la famille. Des exercices des centaines de fois repetes. Mais qui impressionnent toujours les voyageurs.

De magnifiques paysages defilent et chaque gare offre un spectacle visuel, olfactif et sonore.


Si vous etes hindou, votre dernier voyage se fera sur un de ces magnifiques (non acheve celui-ci) brancard tout en bois, orne de fleurs et autres objets. Vous serez accompagne par famille, amis, voisins, chantant a l’unisson, vous emmenant vers le lieu de cremation.

dimanche 8 novembre 2009

Katmandu et Bhaktapur

Katmandu
Quelques changements en passant la frontiere indo-nepalaise.
En premier lieu, le temps : decalage horaire de 15 minutes par rapport a l'Inde ! C'est la premiere fois que je vois ca. En Australie, j'ai eu des changements d'une heure, d'une demie-heure, mais d'un quart d'heure, jamais !

La temperature ensuite : les journees sont tres agreables, ni froides, ni chaudes, juste ce qu'il faut (ce qui est tres appreciable apres deux mois de sueee en Inde) ; les soirees sont fraiches ; les nuits, froides ; une couverture et un edredon suffisent tout juste ; les chaussettes dans le lit sont de rigueur !

La poussiere recouvre tout : les vitrines de boutiques, les etals, les batiments... Je n'avais jamais vu autant de personnes avec des masques sur le visage. C'est parfois quasi irrespirable.
Par contre, les rues sont bien plus propres qu'en Inde. En apparence, car on tombe regulierement sur les tas ou sont deposees toutes les ordures du coin...
Les gens vous offrent des "Namaste !" tout au long de la journee, et de beaux sourires.
De nombreux temples et stupas sont dissemines dans differentes parties de la ville.

La population ici est un vrai melting-pot. En Inde du Sud, la population est assez homogene. Ici, c'est un melange de Nepalais, de Sherpas, de Chinois, de Tibetains et d'Indiens pour les plus evidents. Les yeux brides se melent aux peaux tres sombres du Sud du continent, et aux pommettes saillantes des Tibetaines.

On ne voit pas comme en Inde de familles vivant dans les rues.
La pauvrete semble moins presente, mais n'est pas inexistante.
Et, non loin de notre hotel, des jeunes garcons sans toit (et sans famille ?) se debrouillent comme ils peuvent. Voir certains d'entre eux sniffer je ne sais quel produit toxique est vraiment difficile la premiere fois, et toujours ensuite. Daniel, lui, est habitue, vivant a Rio de Janeiro...

Dans le quartier ou nous sommes, Thamel, les magasins de vetements et accsssoires de trek, de sport, les boutiques de souvenirs, de livres, partagent les rues avec les agences de voyage et les agences de change.
La tentation est grande de faire des achats (utiles, tout autant que futiles), vu les prix.
Notre chambre de "guest house" nous coute 175 NRP (roupie nepalaise) chacun par nuit, soit quelque 1,75 euro. Ca vaut le coup de prendre son temps.
Mais c'est aussi tres oppressant. Il est necessaire de prendre le large regulierment. Katmandu represente un bon point de depart pour les treks dans l'Himalaya, les Anapurnas... ou autres expeditions. Tout est disponible ici pour se ravitailler, se munir de l'equipement necessaire, et de trouver un guide si l'on veut.


Bhaktapur, situee a 13 km a l'est de Katmandu, est une ancienne cite Newar.
Un veritable musee grandeur nature.
L'architecture traditionnelle (qui a quaiment disparu a Katmandu) a ici ete preservee. Et la vie est toujours rythmee sur les travaux des champs. En ce moment, c'est la moisson du riz. Et toutes les places de la cite, toutes les rues suffisamment larges sont occupees par les femmes vannant les grains. Un magnifique spectacle.
On a l'impression de vivre un film, d'etre dans un decor de cinema. C'est magique.

Bhaktapur a, jusqu'au 16e siecle, dominé politiquement et économiquement tout le Nepal. Elle en a conservé une certaine autarcie économique mais aussi une féroce indépendance.

On s'est offert un morceau de fromage. Legerement fume. Hum ! Si loin de la France, c'est un vrai plaisir...

mercredi 4 novembre 2009

Expedition ferroviaire vers le Nepal

Namaste !

Il m'a en fait fallu 3 longues journees pour rejoindre Katmandu depuis Hampi.

Tous ceux qui ont voyage en Inde vous le diront : les trains indiens sont une experience a ne pas manquer. Sous aucun pretexte. Le voyage se fait autant a l'exterieur, a travers les paysages traverses, qu'a l'interieur, par l'animation quasi-continue qui y a lieu.
La journee debute vers 6h, lorsque les premiers vendeurs de the et de cafe commencent a traverser les wagons dans les 2 sens. ensuite, jusqu'apres la tombee de la nuit, toutes sortes de vendeurs et de mendiants passent et repassent. Outre de la nourriture (concombre pele devant vous, chips, pop-corn, repas complet, graines germees et assaisonnees, fruits, yaourt, lait, eau...), on peut acheter tout et n'importe quoi, des objets plus ou moins utiles ou, au contraire, farfelus. Petit inventaire a la Prevert : oreillers gonflables, lunettes de soleil, cotons-tiges, jeux et jouets, fermetures eclair, abat-jour en coquillages (tres tres kitsch), babioles. On peut meme se faire cirer les chaussures.
Des mendiants recoltent aussi quelques pieces, tout comme les hijra, ces travestis qui composent la partie la plus visible de la communaute "non-heterosexuelle" indienne. De jeunes enfants troubadours font des demonstrations d'acrobaties, de musique, et de contorsionnisme.

Partie vendredi apres-midi, mon premier trajet allait me transporter sur 1767 km, sur 1 jour et demi.

J'ai fait une halte a Howrah, non loin de Calcutta, ou le train est arrive avec 2 heures de retard, vers minuit. Les 2 heures "necessaires" pour parcourir les quelques derniers kilometres. Un probleme de signaux lumineux, m'a-t-on dit. Les retards sont assez frequents, ce qui est comprehensible vu les tres longues distances parcourues par certains trains ; plusieurs Etats, en 2-3 jours. 2 heures de combat contre une armada de moustiques ; et la nuit fait sortir toutes sortes d'autres insectes rampants, volants, grouillants...

Il m'a fallu attendre dans la gare d'Howrah jusqu'en debut d'apres-midi. Mauvaise correspondance de trains.

La gare d'Howrah est fascinante. L'effervescence est continuelle. A toute heure du jour et de la nuit, les coolies se frayent un passage entre les milliers de voyageurs et de petits vendeurs. On voit ainsi passer en l'air des paniers de bananes, des sacs de voyage, des ballots amorphes, des bidons de lait metalliques (comme ceux de nos grands-parents a la ferme... hum...), des cagettes, des cartons... Les coolies, croulant sous les kilos, avancent a pas rapide. Les proprietaires des colis ont parfois du mal a suivre !
Tarif : 20 Rs* le colis, jusqu'a 40 kilos.

La gare, qui comprend 11 plates-formes, est separee en 2 par une voie accessible aux voitures particulieres ; certains voyageurs aises se font ainsi conduire jusqu'au pied du train.
L'entree de la gare est gardee par des militaires en arme, a demi-caches derriere leurs piles de sacs de sable.
La rue devant la gare est en permanence occupee par des dizaines de taxis jaunes. L'animation est continue. Aucune treve.

Des voyageurs en attente de leur train dorment un peu partout. Les possesseurs d'un ticket pour classe "sleppers" (couchettes) ont le privilege de pouvoir se reposer et prendre une douche dans une salle d'attente a l'etage. Tres appreciable apres des heures de train. Les hommes defilent vers la douche, un somin enroule autour de la taille.

Mon second train est parti vers 15:45. 693 kilometres. Arrivee lundi matin a 9:45 a Raxaul, pres de la frontiere nepalaise.
La, il m'a fallu faire confiance a mon chauffeur de rickshaw pour m'aider dans mes demarches.
Premier arret : Bureau de l'Immigration, pour remplir une fiche de sortie de territoire, et faire tamponner mon passeport. A l'occasion, l'officier peut aussi vous faire du change, pour obtenir des dollars US, necessaires pour payer le visa nepalais.
Second arret : Frontiere nepalaise. Formalites ultra-rapides. Une fiche a remplir, une photo d'identite a fournir, un simple "sticker" sur une page de mon passeport, le tampon de l'officier, et voila ! En moins d'une demie-heure, j'obtins mon visa. Tarif pour 15 jours : 30 US$.



Il ne me restait plus qu'a voyager pendant 5 heures en jeep pour atteindre Katmandu, a travers de splendides paysages. Route legerement accidentee...
Arrivee vers 18h a Katmandu, ou j'ai enfin retrouve Daniel, le musicien bresilien rencontre a Auroville. Quelle joie de se revoir. Nous partageons une chambre dans une Guest house de Thamel, un quartier tres apprecie par les voyageurs etrangers.



* 20 Rs font environ 0.30 euro. Mais ce n'est pas comparable. Disons qu'avec 40 Rs, un Indien peut s'offrir un repas simple dans une gargotte de quartier. Le chai coute 5 Rs.

jeudi 29 octobre 2009

Goa et Hampi

J'ai passe la frontiere netre le Tamil Nadu et le Kerala, et me suis dirigee vers la cote. J'ai passe une journee a Kannur (Cannanore) ou j'ai fait la connaissance de 4 gars vraiment sympa, qui m'ont fait visiter un peu : le Fort St Angelo (photo), la plage...

Dimanche soir dernier, j'ai pris un train pour Goa. Nuit blanche, pour la simple raison que je n'avais pas reserve et que les trains sont toujours assieges en Inde (en plus, c'etait la fin des vacances de Diwali).

J'ai viste Panaji (Panjim) et Old Goa en 1 jour et demi. De nombreuses traces du passage des Portugais ont ete conservees, et certaines zones ont garde un certain charme. Old Goa n'est que cathedrale, eglises, couvents, chapelles... Halte apaisante.


10h30 de bus de nuit m'ont menee a Hampi, ou je suis arrivee mercredi matin. C'est une ville impressionnante, tres ancienne. De fascinantes ruines s'etalent sur des kilometres carres. Hier, j'ai passe la journee a sillonner a velo la Cite Royale, aujourd'hui endormie, et les environs. Bananeraies, rizieres, palmeraies, rivieres completent le paysage de ce village assez calme a cette periode de l'annee. J'ai pu me reposer un peu. Premiere fois depuis mon depart d'Auroville que je passais 2 nuits dans le meme endroit.


Dans un peu plus de 2 heures, je prends un train, direction le Nepal. Cette fois, j'ai reserve. 2 jours de voyage et je serai proche du toit du monde.


A la prochaine

Reserve naturelle de Mudumalai

De la, j'ai rejoint la "Tiger Reserve" de Mudumalai, situe non loin de la frontiere avec la Kerala.
La region fait partie des Ghats occidentaux, montagnes d'une altitude moyenne de 915 m, qui s'etendent sur pres de 14 000 km, du nord de Mumbai (Bombay) a la pointe meridionale du Tamil Nadu, traversant plusieurs Etats. Tous les grands cours d'eau d'Inde du Sud y prennent leur source. Les ghats forment une veritable oasis de biodiversite, avec 27 % des plantes a fleurs et 60 % des plantes medicinales du pays, ainsi que de nombreuses especes animales endemiques. Pluseurs groupes ethniques, dont les coutumes traditionnelles tendent, helas, a disparaitre, vivent encore dans ces montagnes.

L'acces au Parc est tres limite, om ne peut faire qu'une balade de 45 min en minibus, ou des safaris a dos d'elephants.
A defaut de tigres, j'ai pu voir des elephants sauvages, des cerfs tachetes, un magnifique martin-pecheur, et de tres nombreux singes : macaques et une autre espece a long pelage blanc et visage noir.
J'ai aussi assiste a la toilette des elephants domestiques. Chaque jour, pendant une heure, vers 16h, leurs cornacs les lavent, les massent, de la tete au pied, dans la riviere. Ces hommes, membres d'un tribu locale, prennent vraiment soin de leurs pachydermes. Les gestes sont affectueux ; c'est beau de les voir s'occuper de ces enormes animaux.

NB: Desolee, pour les photos, ce sera plus tard. Ici, a Hampi, la connection n'est pas assez performante.

Nouveau periple

Salut tout le monde !


Mon periple a repris mardi dernier, lorsque j'ai (avec peine) quitte Auroville et mes amis.
Je me suis dirigeee vers Trichy tout d'abord. J'y ai grimpe les plus de 400 marches qui menent au sommet du Rock Fort Temple. Ce temple etonnant est juche sur un promontoir rocheux de 83 m de hauteur. De la-haut, on apprecie le panorama sur la ville et la riviere Cauvery. Des macaques y ont elu residence, qui attendent que les touristes leur jettent de la nourriture (grasse sucree, et chimiquement coloree la plupart du temps, dont raffolent les Indiens).
J'ai dormi dans un ashram, a l'entree d'un village tout proche, dont B m'avait donne l'adresse. L'accueil y fut chaleureux. J'y ai fait la connaisance de Jackie, une Americaine d'une
soixantaine d'annees, qui, apres plusieurs sejours, a decide de s'y installer. Elle s'occupe de la construction d'une creche, qui accueille les jeunes enfants des villages voisins. Ce qui permet aux femmes de vaquer a leurs occupations. Un repas est egalement offert aux petits.
Le lendemain matin, j'ai repris un bus pour Coimbatore, a l'ouest du Tamil Nadu. J'ai eu la chance d'occuper meilleure place, pres du chauffeur, avec une vue a 180 egres, par l'immense pare-brise. Ca m'a rappele mes longs trajets en camion au coeur de l'Australie. Duree : 4h20, alors il vaut mieux etre bien installe, et avoir un peu d'espace !
La, j'ai passe la nuit dans la gare. J'etais loin d'etre la seule ! Il y a des sortes de salles d'attente, hommes et femmez separes, avec toilettes.


Le lendemain, j'etais au comptoir a 4:00 pour acheter mon billet de train. Depart a 5:15, direction Mettupulayam, Et de la, j'ai pris le "train miniature" qui fait l'ascension de la montagne jusqu'a Ooty, situee a 2240 metres d'altitude. 5 heures de traversee de forets, de plantations de the, de tunnels et de villages. J'adore ces petits trains que l'on prend non pas pour la destination, mais pour le trajet lui-meme. Un decor splendide, des arrets delicieux, colores. Des macaques nous attendaient a Hillgrove. Ils sont partout ; attires par la nourriture qu'ils obtiennent facilement, ils offrent un spectacle amusant. Certains peuvent meme se montrer legerement agressifs. Ils deviennent accros aux sucreries, ce qui n'est pas vraiment bon pour eux.
Nous sommes en plein coeur des Nilgiri Hills, une chaine de hautes montagnes.
C'etait amusant de voir des Indiens revetir bonnets, cache-oreilles, pulls et vestes. Plutot incongru en Inde, ou je ne fais que suer en permanence depuis mon arrivee ! Mais il fait vraiment froid la nuit la-haut.
Fondee par les Britanniques au debut du 19e siecle pour y etablir la residence d'ete du gouvernement de Madras, Ooty est devenue la station climatique la plus celebre d'Inde du Sud. Mais la ville n'est pas tres interessante, la circulation y est dense comme partout. Quelques attractions y procurent un peu de detente ; le Jardin Botanique notamment, qui s'etend sur le flanc de la montagne, est agreable. La vaste pelouse invite a la farniente, des serres presentent nombre d'especes vegetales, et ca grimpe, ca grimpe... Un lac artificiel permet des balades en barques. Un champ de courses hippiques s'anime de mi-avril a juin, mais hors-periode, c'est un vaste terrain desert.

lundi 19 octobre 2009

Diwali

Diwali est la Fete des Lumieres.
C'est une fête très populaire en Inde, à l'occasion de laquelle on s'offre des cadeaux et tire des feux d'artifice. Les festivités durent cinq jours, dont le troisième, le plus important, est consacré à la déesse Lakshmi, les quatre autres étant associés à différentes légendes et traditions.

dimanche 18 octobre 2009

Architecture durable

A mes architectes et ceux qui s’intéressent à l’architecture durable

J’ai assiste samedi dernier à un séminaire faisant partie d’une série s’étalant sur 5 samedis matin, intitulée “Integrale Sustainability”, soit Durabilité Intégrale.
Ce premier séminaire était consacré à l’architecture durable.

Comment faire en sorte que l’architecture, utilisant des techniques modernes, s’intègre harmonieusement dans l’espace, ne porte qu’une empreinte minime sur l’environnement, participe aux économies d’énergie, tout en répondant à la demande de confort de ses (futurs) habitants ?

Il y a quelques dizaines d’années, un habitant sur trois était architecte, et ils sont encore très nombreux, venant des quatre coins du monde. Pour les architectes, Auroville est un fabuleux terrain de jeu, mais certains se sont perdus dans les méandres de leurs désirs ou défis personnels.
Auroville se veut ville universelle, durable, integrée dans la Nature, écologique. Ce doit etre l’une des principales préoccupations des architectes : construire de manière durable.

Partis de rien, les premiers Auroviliens ont construit des "capsules" (sorte de huttes, a structure en bois et/ou bambou et toit de feuilles vegetales, etonnemment resistantes et etanches). Avec des amis ; tous étaient volontaires, l’entraide était évidente. Et surtout avec les moyens du bord, les matériaux immédiatement disponibles sur place. Et ils n’étaient pas nombreux. De nombreux bénévoles les utilisent encore, elles sont bon marché, quelques jours suffisent à un petit groupe pour en construire une de belles dimensions. Ca peut être très coquet et confortable.
Mais s’il est dépaysant de vivre dans une hutte pendant quelques semaines ou quelques mois, ce n’est pas satisfaisant à long terme. Et une architecture qui ne satisfait pas les besoins de confort (sans parler de confort ultra-matérialiste), de bien-être de ses habitants ne sera pas durable.

De nombreuses techniques ont été présentées lors de ce séminaire ; ce qui en ressort principalement est qu’il faut d’abord privilégier les ressources locales : terre, plantes (ici par exemple le palmier, le bambou), soleil, eau.
En regardant l’architecture traditionelle, on peut deja beaucoup apprendre. Les maisons anciennes ont tres souvent ete construites avec ces materiaux locaux, et sont adaptees au climat local.


Mais aujourd’hui, il faut aller plus loin.

Il faut penser faible consommation d’énergie pour la construction, récupération des eaux de pluie et traitement des eaux grises, production d’énergie (électricité, gaz)...


La terre est un merveilleux matériau, présent partout. Satprem Maini, architecte français, détenteur d’une chaire de l’Unesco pour l’Architecture en terre (“Earthen Architecture”), Représentant du BASIN (Building Advisory Service and Information Network) pour l’Asie du Sud, également Directeur de l’Institut de la Terre (“Earth Institute”) d’Auroville, nous a fait une présentation des possibilités de construction en terre, de ce qui se fait à travers le globe (constructions traditionnelles et modernes) et de son travail.

La construction en terre comme il l’a pratique consiste en l’utilisation de briques de terre compressée et stabilisée (Compressed Stabilised Earth Blocks ou CSEB).
Ils integrent 4 % de ciment. Pas de cuisson, donc une consommation d’énergie faible (4 fois inférieure à celle de briques conventionnelles). Un bâtiment ainsi bâti émet 4 fois moins de dioxyde de carbone qu’une construction conventionnelle.
D’autre part, la terre est utilisée pour les finitions, sur les façades et à l’intérieur.


Un immeuble en construction à Auroville (Luminosity) sera entièrement autonome en eau. Deux tanks souterrains, chacun d’une contenance de 250000 litres récupèreront l’eau de pluie, utilisée pour les sanitaires, le ménage, la vaisselle... Trois bassins de phytofiltration traiteront les eaux grises, offrant une eau potable, réinjectée dans le circuit, grâce à une pompe à moulin à vent.
La terre extraite pour creuser ces bassins est utilisée pour la construction du bâtiment. Quoi de plus local ?
Les panneaux solaires fourniront l’énergie.


Realization
, communauté en construction, est un projet de 17 appartements. Il comporte :
-
CSEB et terre stabilisee des fondations jusqu’au toit
-
Récupération de l’eau
-
Système biologique de traitement des eaux
-
Tunnel terrestre pour une climatisation naturelle de l’air (en gros, un tunnel passe sous terre à une profondeur où la température n’est que de 27 degrés. L’air propulse de l’extérieur, où la température atteint plus de 40 degrés, est ainsi refroidi par ce passage souterrain, avant de remonter dans les habitations avec une température de quelque 10 degrés inférieure à la température extérieure)

Au sujet de la climatisation, ici les ventilateurs ont leur place partout. La recherche d’une climatisation moins consommatrice d’énergie, comme celle indiquée ci-dessus, est à l’ordre du jour.

On peut jouer sur la sensation de chaud. Ici, le taux d’humidité atteint 70-80 %, donc la sensation de chaleur est plus forte que si l’air était sec. Donc une idée est d’abord de diminuer le taux d’humidité à l’intérieur des habitations. Il faut maintenant resoudre le probleme du systeme, qui devra consommer moins d’energie que les ventilateurs.


Tous les bâtiments, publics et privés, devraient avoir des toilettes sèches par exemple. Quelle absurdité de consommer tant d’eau (potable en Europe et les autres pays dits développés) pour les toilettes !

Les toilettes sèches fonctionnent très bien, ne demandent que peu d’entretien si elles sont bien pensées, ne sentent pas si elles sont correctement utilisées (juste penser à répandre de la sciure à chaque passage), et en plus fournissent un excellent compost ou du biogaz, éventuellement fournisseur d’énergie. Ici, des toilettes utilisées par 25 personnes permettent de faire fonctionner le réchaud d’une communauté.


De nombreux facteurs sont à prendre en compte : humains, environnementaux, psychiques, comportementaux, systemiques, etc, a la fois d’un point de vue individuel et collectif (matériaux locaux disponibles, climat, terrain, main d’œuvre, confort,...).


Un ami a moi projette de construire sa maison en utilisant les dechets menagers, dont personne ne sait trop que faire. Deux problemes resolus a la fois : celui du logement, qui fait defaut, et celui des dechets.


Ces systemes ne sont que des exemples parmi tous ceux existants (energie eolienne, geothermie en sont d'autres). Et de nouvelles idees naissent chaque jour.

Ainsi, de nombreuses techniques existent. La volonté est là aussi. Il manque parfois la concertation, l’échange de savoir et de savoir-faire. De meme a l'echelle mondiale.

Dechets

Les dechets representent un probleme gigantesque en Inde. La croissance demographique et economique engendre une croissance exponentielle de la consommation et donc de la production de dechets.

Les notions d’environnement, de pollution ne sont pas integrees par la plupart des Indiens. Les rues, les routes sont jonchees de detritus de toutes sortes. Les gens jettent tout bonnement leurs papiers, emballages, sacs n’importe ou. Les poubelles sont encore peu nombreuses, et les gens n’ont pas l’habitude de les utiliser. Le plastique se retrouve partout dans la Nature, sous forme de bouteilles, de sachets, de sacs, d’emballages divers ; de plus en plus de canettes rouillent dans les fosses, les (petits) paquets de cigarettes jaune et rouge se fondent difficilement parmi les fourres ; sans parler des sandales et tongs qui terminent leurs jours sur les bas-cotes.
Malgre des spots d’informations, d’appels a la population pour une prise de conscience, de la part d’acteurs, de politiciens, de personnes celebres, dans les faits, rien n’est fait. J’en ai parle a plusieurs personnes, mais elles semblent defaitistes ; il faudra plus d‘une genration pour changer les mentalites ; aujourd’hui, les gens n’y pretent guere attention. Je conviens que beaucoup ont d’autres chats a fouetter, mais il s’agit de gestes simples : deposer ses dechets dans les poubelles, ne pas les balancer n’importe ou.
Une experience m’avait choquee lors de mon sejour au Viet Nam il y a 10 ans. Mon premier sejour hors de ce milieu protege qu’est l’Europe. Nous voyagions en train, pour nous rendre de Hanoi, la capitale, au Nord, a Hue, ancienne capitale imperiale, au centre du pays. Un voyage de plusieurs heures.
Le soir, chacun se voit servir un plateau-repas. Mon diner termine, j’empile bien sur mon plateau assiette, couverts, dechets, pour faciliter la tache de la personne chargee de debarasser. Une femme arrive, prend mon plateau... et la, ahurissement : elle balance le tout par la fenetre ! Je reste coite plusieurs secondes. Puis je regarde par la fenetre : tout au long de la voie de chemin de fer s’etale un alignement de plateaux, de vaisselles en plastique et de dechets de toutes sortes. Une horreur, un vrai choc pour moi.

Auroville possede un service de tri des dechets (Eco Service). Tout ce qui est recyclable est revendu. Le reste part pour la decharge. Ce n’est pas encore parfait, mais ce n’est pas comparable a la production de dechets de la ville de Pondicherry voisine, qui engendre un serieux probleme pour Auroville egalement : 350 tonnes par jour, qui ne sont ni triees,ni recyclees. Ces dechets sont juste deposes sur des terrains a ciel ouvert.

Vendredi, B et moi avons parcouru le canyon qui se situe au sud d’Auroville, pres de la communaute de Forecomers, l’une des plus anciennes de la ville. Le fond de ce canyon etait totalement aride dans les annees 1960, les premiers Auroviliens y ont plante des milliers d‘arbres.
A cette epoque de l’annee, la vegetation y est encore dense, laissant juste un passage pour les aventureux, abrites du soleil brulant. Dans quelques jours (ou semaines), la mousson deferlera, recouvrant ces arbres et buissons de metres cubes d‘eau.
C’est un lieu calme, isole, vert et jaune, qui s’etend sur quelques metres de large, au pied de parois rocheuses rouges de plusieurs milliers d‘annees. En se durcissant, la terre a emprisonne des vers ancestraux. Des oiseaux chantent.
Alors, quel choc quand, après plusieurs kilometres de promenade dans cet endroit sauvage, on gravit la paroi sud et qu’on se retrouve au milieu dune des decharges de Pondicherry.
Des hectares de terre vierge destines a recevoir de plus en plus de dechets.

On se rapproche de l’aire actuelle de depot. La, quelques hommes fouissent un amoncellement d’ordures, a la recherche de materiaux pouvant etre revendus. C‘est leur mode de survie. Derriere eux emerge un nuage de fumee ; quoi de plus simple que de bruler ce qu’on souhaite faire disparaitre ?
Une veritable vision d’enfer.

Une vache tente elle aussi de trouver de quoi survivre. Son lait est certainement consomme par la famille qui s’est installee au plus pres de la decharge, sous un abri de fortune.

Nous avons vu au moins deux enfants, dont un en bas age.
Des detritus sont ainsi repandus chaque jour, polluant l’environnement, l’eau, l’air, le sol, le lait de cette vache,...
Jusqu’a ce qu’ils soient enfouis sous une epaisseur de terre. Alors, plus rien n’y parait, le terrain ressemble a une piste d’atterrissage, parfaitement nivelee. Ca tombe bien, l’aeroport voisin a l’intention de s’etendre...

Seule une prise de conscience generale peut nous faire sortir de ce cercle vicieux de consommation-production de dechets. La Terre ne peut pas supporter tant de detritus. On ne peut pas revenir en arriere, mais on peut au moins limiter les degats. A chacun de balayer devant sa porte, comme on dit...

lundi 12 octobre 2009

Les tenues vestimentaires indiennes

Les Indiennes et Indiens ont majoritairement conserve leurs tenues vestimentaires traditionnelles.

Les femmes

Les couturiers sont légion, et n’ont pas de crainte de manquer de travail : chaque femme possède plusieurs saris, tous uniques, puisqu’elle aura choisi le tissu parmi un choix inconsidérable (couleur, motif, matière). Elle mariera cette bande d’étoffe, qui mesure entre 5 et 9 m de long, pour 1 m de large, avec un choli (sorte de bustier qui n’atteint pas le nombril), et un jupon qui arrive au cheville et est retenu à la taille par un cordon (s’il manque, retourner chez le vendeur…).

Quant à l’art de mettre un sari, j’en ai déjà parlé, ça ne s’apprend pas en 10 minutes. Et je dévoile ici un secret : contrairement à ce qu’affirment certains guides touristiques, les Indiennes utilisent des épingles à nourrice pour maintenir les plis de leur sari sur l’épaule.

Les jeunes filles portent plus fréquemment le salwar kameez, qui se compose d’une tunique traditionelle associée à un pantalon étroit et fin (churidars) et à une dupatta, longue écharpe qui couvre le haut du buste et dont les extrêmités tombent dans le dos.

Les petites filles ressemblent à des princesses : jupes à froufrou, robes dignes de Cendrillon, chaussures à paillettes… Le clinquant est beau !

Les hommes

Si de plus en plus de jeunes hommes s’habillent d’un pantalon (le jeans n’a pas encore déferlé ici) et d’une chemise ou d’un tee-shirt, la plupart des hommes portent toujours le dhoti. Rectangle de tissu, généralement blanc, le dhoti est simplement enroulé autour de la taille. Il peut être orange, et à Madras (Chennai), on utilise le tissu qui fait la renommée de la ville à travers le monde entier : le madras, au motif quadrillé sur fond bleu (toutes nuances possibles).

Le dhoti tombe aux chevilles, mais pour plus de practicité, les hommes le replient souvent.

La chemise "occidentale" est très prisée par toutes les générations.

Certains hommes ajoutent un sherwani a leur tenue. Longue veste portée par-dessus pantalon étroit (churidars) et chemise (kurti), elle est souvent chic et peut etre ornée de broderies. C'est également la tenue traditionelle du marié.

samedi 3 octobre 2009

Auroville (suite)

Bonjour a tous

Je suis chanceuse : samedi de la semaine derniere, visitant le Pavillon Americain, j’ai donne un coup de main a B. un Americain d’une soixantaine d’annees, et deux amies, pour le jardinage. B. m’a invitee a lui rendre visite chez lui. Le courant est passe.
Il s’occupe d’une maison en l’absence de ses proprietaires, des Francais qui vivent une moitie de l’annee ici, l’autre moitie en France. Daniel, un jeune musicien bresilien, vit ici depuis peu, et B. m’a propose la troisieme chambre. Comment refuser ? Ainsi, je suis vraiment au coeur d’Auroville. J’en suis vraiment heureuse, car j’ai encore beaucoup a decouvrir ici.
Il y aurait beaucoup a dire sur Auroville, mais je vais essayer d’ecourter le recit, et de me contenter des points qui me semblent les plus importants.
Le travail realise par les premiers Aurovilliens est epoustouflant. Partis de rien, sur une terre rouge, nue, seche, sterile, ils ont reussi a batir une veritable oasis. Des milliers d’arbres et autres vegetaux ont ete plantes ces 40 dernieres annees, afin de creer une cite hors du commun, ou la nature est omnipresente, ou la nature est sinon l’ame d’Auroville, elle en est le coeur, l’essence. Ensuite, les hommes ont pu batir des residences, des lieux communautaires (cuisine solaire, magasins, boulangeries...), des ecoles, etc.

La ville est en fait une grande foret parsemee de lieux de vie, qui s’y integrent parfaitement, qui s’y cachent bien meme parfois. Des routes, des sentiers, des passages parcourent Auroville. Aucun enrobage, aucun bitume. Un plan permet de reperer les batiments publics, les "guest houses" (maisons d’hotes), les communautes, et autres.
Le velo est privilegie comme mode de deplacement ; toutes sortes d’amenagements ont ete prevus a cet effet ; nombreux sont neanmoins les Aurovilliens et les "invites” (guests) a se deplacer en deux-roues motorises (mobylettes, scooters, motos). Un mode de transport en commun est a l'etude.
Les panneaux solaires sont legion, la Cuisine Solaire, comme son nom l’indique, fonctionne a l’energie solaire, l’eau est filtree et dynamisee, et toutes les fermes sont biologiques, fournissant les diverses echoppes de la ville. Malheureusement, Auroville est encore loin d’etre auto-suffisante en produits agricoles.
Ce fut, c’est un enorme chantier, et certaines etapes ont ete particuliement difficiles, notamment quand est survenu le sujet de l’education scolaire des enfants. La structure, les professeurs, le type d’education, la coexistence d’enfants de langues maternelles tres diverses (des le debut a ete decide l’accueil des enfants des villages voisins)... de nombreux dilemnes ont du etre resolus, et ca a demande de nombreuses annees.
Aujourd’hui, la ville compte une creche (Kindergarten) et 6 ecoles.

Ce n’est que le debut, il reste beaucoup a construire, des decisions restent a prendre quant au developpement, a l’organisation "urbaine” d’Auroville entre autres. L’edito du mensuel aurovillien (publie depuis 1988) du mois de septembre est consacre a la planification de la ville, qui est le theme principal de debats actuellement. Une route (Crown Road) faite de sortes de paves octogonaux est en construction, et la consultation continue. Jusqu’a maintenant, toutes les voies etaient en terre battue ; l’amenagement urbain debute tout juste.
Bien qu’un Plan General ait ete approuve en 1999 par l’Assemblee des Residents, les Aurovilliens continuent de differer quant a savoir si le developpement doit etre de pres guide par le modele original de "Galaxie" (voir la photo de la maquette) ou s’il doit etre plus organique.

Les debats auront toujours lieu, et heureusement. Chacun peut y participer. Les gens qui viennent vivre a Auroville aspirent a une vie plus simple, proche de la nature, respectueuse de l’environnement et des autres, moins materialiste, accompagnee d’une recherche spirituelle.
Tout n’est pas parfait, beaucoup reste a faire, mais les Aurovilliens sont sur le bon chemin (selon moi).
Lorsqu’une communaute, une ville commence a prendre de l’ampleur, a murir, elle se trouve forcement confrontee a certaines difficultes, a certains conflits d’idees, de concepts. C’est ce qui se passe a Auroville depuis plusieurs. Certains disent meme qu'ils se sont a un mur.

Mais j’ai eu la chance d’assister jeudi soir a une reunion de l’Assemblee des Residents. Tous etaient invites. Quelque deux cents personnes etaient presentes, dont plusieurs membres du Conseil d’Auroville et du Comite de Travail, 2 des principales entites organiques d’Auroville. Le debut fut tres riche, tres constructif. Ce fut un rassemblement d’un genre nouveau, les precedents comptant de moins en moins de participants.
Musique, questions, echanges, spectacle realise par des enfants, jeux participatifs, sensoriels, repas offert.. ce fut vraiment un plaisir partage, une fete fraternelle.
Jeudi, chacun a pu s’exprimer, et tous sommes repartis joyeux, legers, heureux d'avoir participer a ce rassemblement qui laisse presager d'autres, une communication, un echange renouveles entre tous les Aurovilliens.

vendredi 25 septembre 2009

Auroville

Namaste !

J'ai quitte Pondicherry hier, afin de passer quelques jours a Auroville.
J'avais pense travailler un peu dans une communaute, mais celle que j'avais trouvee se trouve loin d'Auroville. De plus, il fallait rester au minimum 2 semaines, ce qui ne m'aurait pas permis de voyager comme je desire le faire. Le tres beau dessein de la communaute (Siddhana Forest) est de replanter une foret qui a ete totalement rasee. Pour ce faire, des jeunes de tous pays pretent mains fortes. L'ambiance est joyeuse. Il faut aimer vivre en communaute (une quarantaine de personnes en permanence), avec la promiscuite que ca comporte. Travail contre hebergement. Les repas (100% bio) sont a payer.
Par chance, j'ai trouve une guest house (Siddhartha Forest), ou je suis logee dans ce que le proprietaire, un Quebecois installe ici depuis 11 ans, appelle la "capsule". J'adore le lieu, dans la foret, pres d'un petit village, juste a l'oree d'Auroville ou je peux me redre a velo.
C'est ce que je desirais, me rapprocher d'Auroville, pour en ressentir l'esprit.

Auroville est une ville expérimentale, créée par Mirra Alfassa, une Farncaise plus connue sous le nom de La Mère, compagne spirituelle de Sri Aurobindo, philosophe indien. Elle a pour vocation d'être « le lieu d'une vie communautaire universelle, où hommes et femmes apprendraient à vivre en paix, dans une parfaite harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités ».
C'est un lieu vraiment tres interessant, ou l'ecologie, la fraternite, la tolerance, l'universalite sont des concepts essentiels.
L'agglomération d'Auroville est constituée d'environ 80 villages répartis dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres, qui abritent une communauté internationale d'environ 2 000 résidents dont les 2/3 de 33 nationalités différentes (174 au total). La plus representee (apres l'Inde) etant la France.

La recherche spirituelle, en dehors de toute religion, se concentre dans le Matrimandir, centre et lieu de méditation d'Auroville. C'est l'ame de la cite. Le batiment principal est une sphere aplanie de 36 m de diametre. Un cristal de 70 cm de diametre (le plus gros cristal d'une piece au monde) trone au centre de la "Piece interieure", endroit concu par la Mere "pour la concentration et pour essayer de trouver sa conscience". DAns le hall du globe, tout est blanc ; il n'y a ni fleur, ni encens, ni musiaue car la Mere ne voulait pas que ce soit un lieu typiquement religieux : " Il ne doit y avoir absolument aucun dogme, ni regles, ni rituels".

mercredi 23 septembre 2009

Petit cours de langue

La Constitution reconnaît 18 langues officielles, y compris l’hindi et l’anglais, langues de communication au niveau national. On compte aussi plus de 1600 langues mineures et dialectes !
Le tamoul est la langue officielle du Tamil Nadu, ainsi que du territoire de Pondicherry. Mais à Madras par exemple, nombreux sont ceux qui parlent seulement le telugu.
Ce qui donne des situations où, comme dans le bus Madras-Pondicherry, 2 Indiens ne se comprennent pas.
Selon Kumala, le tamoul est plus compliqué que le français et l’hindi encore plus. Elle m’a juste décrit l’alphabet, et tenté de m’expliquer les arragements entre consonnes et voyelles… qui donnent de nouvelles ‘’lettres’’. Pas évident.
L’hindi possède aussi son propre alphabet, très différent. Idem pour le telugu, plus cursif.
Certaines sonorités n’existent pas en français (ni en italien). Les consonnes rétroflexes en sont un bon exemple : la langue est retournée et dirigée vers l’arrière de la bouche, de sorte que la pointe vienne heurter la partie du palais située derrière les dents. Essayez avec le ‘n’…
Nombreux sont ceux capables d’utiliser 3 (voire plus) alphabets différents.

Aujourd’hui, les jeunes apprennent la langue de l’Etat, puis l’anglais (vers 8 ans). Mais beaucoup d’enfants ne sont pas scolarisés. Notamment ceux qui vivent dans la rue avec leur famille.